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TRAVAIL / EMPLOI >> REFORME DES RETRAITES Dates repères de la réforme : - 14 avril (Matignon) : remise du rapport du Conseil d'orientation des retraites au premier ministre - 13 juillet (Elysée) : présentation du projet de réforme en conseil des ministres - 7 septembre (Assemblée nationale) : début de l'examen de la réforme des retraites - 15 septembre (Assemblée nationale) : vote solennel du projet en première lecture - 4 octobre (Sénat) : examen du texte en première lecture
Mise à jour 18 octobre 2010 Le vote sur la réforme des retraites est prévu ce mercredi au Sénat, même si de nombreux amendements restent encore à examiner. Le débat au Sénat a permis des avancées non négligeables concernant la retraite des mères de famille ou celle des parents d’enfants handicapés. De nouveaux aménagements ne sont pas à exclure sur la pénibilité. Maintenant, le Premier ministre l’a encore rappelé hier, le cœur de la réforme que constitue le report à 62 ans de l’âge légal de départ à la retraite et à 67 ans de l’âge d’obtention d’une retraite à taux plein sans décote ne sera pas remis en cause. Il en va de l’avenir de notre système de retraite par répartition. Cette réforme n’est pas parfaite mais elle est indispensable. Demander aux Français de travailler plus longtemps n’est pas agréable. Cependant ne rien faire aurait été irresponsable vis à vis des générations futures. Aujourd’hui une retraite sur 10 est déjà financée à crédit. L’allongement de la durée de la vie, l’évolution démographique et les déséquilibres financiers des régimes qui en résultent imposent de réformer. En 1960, notre pays comptait 4 actifs pour 1 retraité. Nous sommes aujourd’hui à moins de 1,8 actif pour 1 retraité. Il n’y aura plus que 1,5 actif pour 1 retraité en 2020 et 1,2 en 2050. Les mesures proposées par le Gouvernement ramèneront notre système de retraite à l’équilibre dès 2018. Le parti socialiste, par sa première secrétaire, demande la suspension des travaux du Sénat. Curieuse attitude de la part d’une formation politique qui, lorsqu’elle était au pouvoir, a été incapable de proposer et de mettre en oeuvre la moindre réforme. Pourtant dès 1991, le Livre blanc sur les retraites, préfacé par Michel Rocard, alors Premier ministre, établissait un diagnostic largement partagé et concluait déjà à la nécessité d’agir. Quant au reproche d’absence de concertation ou de passage en force, faut-il rappeler que la fixation de l’âge légal de la retraite à 60 ans a été effectuée en 1982 par voie d’ordonnance, sans débat ni vote du Parlement...
Mise à jour 8 octobre 2010 Article 6 : - L'arrivée d'un enfant handicapé s'accompagne d'un impact durable sur la vie des parents, et notamment sur leur vie professionnelle. Le premier amendement prévoir en conséquence que les parents qui bénéficient d'une durée minimum de la majoration de durée d'assurance pour enfants handicapés, conservent le bénéfice de l'annulation de la décote à 65 ans, quelle que soit leur durée d'assurance. - Le second amendement maintient à 65 ans l'âge d'annulation de la décote pour les parents de trois enfants nés avant 1955 sous qu'ils aient interrompu ou réduit leur activité professionnelle pour se consacrer à l'éducation de leurs enfants. Pour béféicier de cette disposition, les parents devront avoir validé préalablement une durée minimale d'assurance auprès d'un régime français ou européen.
Mise à jour 14 septembre 2010 La réforme ne doit pas être l'occasion d'une opposition partisane droite / gauche. C'est une question de responsabilité vis à vis des Français et de l'avenir de notre système social ! Relever l'âge de départ L'âge légal de départ à la retraite sera porté à 62 ans en 2018, à raison d'une augmentation de 4 mois par an à compter du 1er juillet 2011. Plus de justice Le dispositif "carrières longues", créé en 2003, sera préservé et même étendu aux salariés qui ont commencé à travailler à 17 ans, alors qu'il ne concernait jusqu'à présent que ceux ayant commencé au plus tard à 16 ans. Concrètement, les salariés qui ont commencé à travailler avant 18 ans pourront partir à la retraite entre 58 et 60 ans, soit 90 000 personnes par an, à l'horizon 2015. Améliorer l'emploi des séniors L'augmentation de l'âge légal permettra d'améliorer les taux d'emploi des séniors. Public / privé : plus d'équité Les fonctionnaires seront également concernés par le report de l'âge légal de départ. Davantage de solidarité Il n'y aura aucune remise en cause de mécanismes de solidarité, qui seront même renforcés pour mieux prendre en compte certaines situations. Assurer le financement 4.4 millions d'euros de recettes nouvelles en 2018. Sur les hauts revenus : Sur les revenus du capital : Sur les niches sociales dont bénéficient les entreprises : Une réforme qui restaure l'équilibre : Les mesures d'âge (environ 18,6 milliards d'euros) permettrons de réduire de près de 50 % le déficit en 2018. Les mesures de recettes s'élèveront à 4,4 milliards d'euros en 2018. S'y ajoutera le surcroît de recettes obtenu en basculant des cotisations d'assurance chômage sur des cotisations de retraite à partir de 2015, pour un montant d1 milliard d'euros en 2018. Les déficits cumulés jusqu'en 2018 seront repris au fur et à mesure par la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades), qui utilisera les ressources du Fonds de réserve pour les retraites (FRR). A ces mesures, s'ajoutent des mesures de solidarité. Cet investissement se chiffre à 1,3 milliard d'euros. 18,6 + 4 + 15,6 + 4,4 + 1 - 1,3 = 42,3
Mise à jour 14 septembre 2010 1. 65 ans, ce n’est pas l’âge du « taux plein ». Aujourd’hui, on peut partir avec une retraite à taux plein à 60 ans si l’on dispose du nombre de trimestres suffisant. C’est le cas pour 2/3 des gens pour lesquels « l’âge du taux plein » est bien 60 ans et non pas 65 ans. 2. Les personnes concernées par le recul de l’âge de 65 ans sont des personnes qui ont cotisé peu de trimestres mais ce ne sont pas les publics les plus fragiles. Pour 60 %, ce sont des femmes. Elles ont eu en général des carrières incomplètes parce qu’elles se sont arrêtées de travailler pendant de longues périodes. Mais elles se sont souvent arrêtées de travailler bien avant 65 ans et leur foyer dispose d’autres ressources puisque ces femmes bénéficient très faiblement du minimum vieillesse (2 fois moins que la moyenne des retraités). Simplement, la liquidation de leur pension à 65 ans leur permet de bénéficier d’une pension sans décote qui vient s’ajouter aux autres ressources du foyer. 3. Le passage de 65 à 67 ans va s’appliquer de façon progressive entre 2016 et 2023 et les publics concernés vont changer. La réforme, là encore, ne sera pas brutale. Et d’ici à 2023, le profil des personnes qui seront concernées par la borne des 67 ans va changer car la société a beaucoup évolué au cours de ces 30 dernières années. 4. Ne pas décaler la borne de 65 ans nuirait fortement à l’efficacité de la réforme. Le décalage de l’âge d’annulation de la décote joue un rôle important dans l’équilibre financier de notre réforme. A l’horizon 2025, c’est un tiers des économies liées aux décalages des âges (60 à 62 et 65 à 67) qui vient du passage de 65 à 67 ans de l’âge d’annulation de la décote. Si l’on reste à 65 ans, la réduction de l’impact financier de la réforme fera sentir ses effets dès 2016, âge auquel le « 65 ans » commence à être décalé.
Mise à jour 14 septembre 2010 en savoir plus ...
Mise à jour 14 septembre 2010 en savoir plus ...
Mise à jour 20 juin 2010 AUGMENTER LA DUREE D’ACTIVITE, EN REPARTISSANT EQUITABLEMENT L’EFFORT 1. Porter l’âge légal de droit commun à 62 ans en 2018, en l’augmentant chaque année de 4 mois à partir de la génération 1951, et augmenter parallèlement de deux ans l’âge d’annulation de la décote. 2. Relever l’âge d’ouverture des droits dans la fonction publique et dans les
régimes spéciaux : 3. Appliquer le principe d’une augmentation de la durée de cotisation en
fonction de l’espérance de vie jusqu’en 2020, conformément à la loi de
2003 : 4. Ne pas demander le même effort à tout le monde, mais au contraire
prendre en compte l’usure des salariés, en permettant aux salariés qui ont
une vie professionnelle plus dure de partir à la retraite plus tôt que les
autres. 4.1 Pour les salariés qui ont commencé avant 18 ans : dans le cadre
du dispositif « Carrières longues », départ entre 58 et 60 ans,
sous réserve, comme c’est le cas aujourd’hui, d’avoir la durée
de cotisation + 2 ans. Au total le dispositif concernera 50 000
personnes en 2011 et 90 000 personnes en 2015. 4.2 Prendre en compte la pénibilité : DEVELOPPER L’EMPLOI DES SENIORS 5. Aide à l’embauche pendant 1 an pour les recrutements de seniors
demandeurs d’emploi de plus de 55 ans ; 6. Renforcer le tutorat entre les seniors et les jeunes pour faciliter la
transmission de savoir avant le départ à la retraite. RENFORCER L’EQUITE DU SYSTEME PAR DES MESURES DE RECETTES CIBLEES ET UNE PLUS GRANDE CONVERGENCE ENTRE LE PUBLIC ET LE PRIVE. 7. Augmenter les recettes destinées au fonctionnement solidaire des régimes
de retraite, pour un montant de 3,7 Md€ en 2011: 8. Renforcement de la convergence entre les régimes public et privé :
En complément de l’application dans la Fonction publique et les régimes
spéciaux du relèvement de l’âge et de l’augmentation de la durée de
cotisation : AMELIORER NOS MECANISMES DE SOLIDARITE 9. Améliorer la couverture des chômeurs non indemnisés, pour tenir compte
de la difficulté d’insertion des jeunes sur le marché du travail. Le nombre
de trimestres validés par la solidarité lorsqu’une personne est au chômage
non indemnisée sera augmenté de 50 % (passage de 4 à 6 trimestres) ; 10. Améliorer les retraites des femmes. Pour que le congé maternité ne
fasse plus baisser la pension. L’indemnité journalière perçue pendant le
congé maternité sera en effet désormais intégrée dans le salaire deréférence pour le calcul de la pension ; sanction pour les entreprises
qui ne font pas de diagnostic de situation en matière d’inégalités
salariales. RENFORCER LA COMPREHENSION PAR LES FRANÇAIS DES REGLES DE LA RETRAITE. 12. Transmettre à tous les nouveaux assurés lorsqu’ils valident leurs
premiers trimestres un document d’information sur le système de
retraite, en particulier sur les règles d’acquisition des droits à retraite et 13. Mettre en place un « point d’étape individuel retraites » à 45 ans pour
leur permettre de faire très tôt les bons choix en matière de retraite ; 14. Mettre en place un relevé de carrière en ligne couvrant tous les régimes
de retraite. ATTEINDRE L’EQUILIBRE DES 2018. 15. L’ensemble des mesures d’augmentation de la durée d’activité et des recettes permettront de remettre les régimes de retraite à l’équilibre en 2018 ; 16. Les déficits accumulés durant cette période seront intégralement
transférés à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES),
qui aura la propriété des actifs et des ressources du Fonds de réserve 17. Mettre en place un comité de pilotage des régimes de retraite chargé de suivre des indicateurs essentiels pour le succès de la réforme et l’avenir du système, notamment le taux d’emploi des seniors, la situation financière des régimes et le taux de couverture des engagements financiers. |
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Philippe PAUL - Sénateur du Finistère © 2010 |
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