L'ILE TRISTAN


L’île Tristan a une superficie de sept hectares. Elle appartient depuis 1995 au Conservatoire du littoral, et la Ville en assure la gestion. Un ambitieux projet de réhabilitation et de valorisation de l’île est en cours, dont la Ville de Douarnenez est le maître d’ouvrage.
À terme, l’île s’ouvrira plus largement au public et deviendra un atout touristique majeur pour Douarnenez et sa région, dans le respect de ce site d’exception.


Une réhabilitation en cours

• Une ouverture au public maîtrisée :
Le projet de réhabilitation vise à modifier l’accès et la fréquentation de l’île. Si l’île s’ouvre plus largement au public, elle ne doit cependant pas perdre ses qualités.

• Les bâtiments :
Des travaux de réhabilitation des bâtiments devraient se poursuivre jusqu’à la fin de l’année
2009. Des locaux seront aménagés à l’étage de la conserverie pour accueillir les membres de l’“antenne sud” du parc marin d’Iroise.
Kerjacqueline sera entièrement réaménagée. Elle servira de lieu technique et de lieu de vie
pour les agents du parc marin et d’autres intervenants sur l’île.

Le bâtiment des fours sera recouvert d’un toit afin d’y aménager un local technique pour la
gestion de l’île. La couverture sera partiellement composée de panneaux photovoltaïques.

•L’accessibilité :
L’achat d’un bateau est envisagé pour permettre aux visiteurs d’accéder au site et créer ainsi un lien permanent avec le continent.


Un projet environnemental

 

La dimension environnementale est essentielle dans le projet “Tristan”. Aussi, dès sa conception, les solutions les plus écologiques possibles ont été recherchées. Les matériaux en bois sont préférés au béton car celui-ci est renouvelable et plus facile à acheminer sur l’île. Favoriser les économies d’énergies et recourir aux énergies renouvelables : tel est le choix effectué pour tendre vers l’autonomie énergétique de l’île.
Les bâtiments en pierre seront chauffés par le sol au moyen d’une pompe à chaleur air-eau. Des panneaux photovoltaïques produiront, avec une surface de 100 m2, environ 10 000 kw.
L’énergie ainsi produite sera reversée dans le réseau d’électricité.
De même pour les ressources : les eaux pluviales seront récupérées dans une citerne existante pour servir aux usages domestiques.

Dimension financière

En cours de réalisation et financés aux 2/3  :
• Réhabilitation des bâtiments 750 000 €
• Réhabilitation des espaces naturels 60 000 €
• Assainissement 90 000 €
• Réhabilitation de fortifications et ouverture au public 40 000 €

Besoins financiers pour le futur :
• Ouvrages d’accostage, bateaux 150 000 €
• Production photovoltaïque 90 000 €
• Réhabiliter les ouvrages portuaires anciens 150 000 €
• Réhabiliter un verger 30 000 €
• Réhabiliter un jardin exotique 50 000 €

Communication sur le patrimoine littoral : 
• Réflexion sur un plan d’interprétation de l’ile 15 000 €
• Mise en place de moyen, d’interprétation 60 000 €
• Matériel de communication pour le projet 20 000


Histoire & Légende

À l’époque gallo-romaine, Douarnenez, “la terre de l’île”, est une cité qui s’étend dans trois directions, dont celle de l’île Tristan.
Elle est alors réputée pour ses salaisons tant appréciées des Romains. Après une période obscure où, durant le Moyen-Âge, ses traces disparaissent des registres, elle resurgit au XIIe
siècle sous le nom de Saint-Tutuarne. À cette période, le roman de Tristan et Iseult parcourt les esprits en quête de légendes.
Certains voient dans l’île une possible destination du héros.
Fortifiée durant les guerres de succession de Bretagne, l’île “Trestain” est tour à tour occupée par des garnisons anglo-bretonne et francobretonne.
Les guerres religieuses du XVIe siècle sont un autre épisode sanglant de son histoire.
En 1595, Guy Eder de La Fontenelle s’y retranche pour quelques années durant lesquelles, de son donjon, il déferlera sur les terres alentour pour piller et semer la terreur.
Tour à tour érigées, démantelées et reconstruites, les défenses de l’île ne cessent de bouger.
La dernière de cette série en moellons est un fortin qui date de 1862.
En 1856, la protection des côtes change de nature. Un phare entretenu par un gardien est construit en place du donjon.
La famille du poète Jean Richepin s’installera à Tristan pendant quelques décennies jusque dans les années 1990.
Écriture, poésie et peinture saisirent peut-être à ce moment, en quelques instants de grâce, la nature intime de l'île.


Un jardin flottant

L’île offre une grande variété de paysages sur six hectares d’espaces naturels : landes, prairies, verger, parc, jardin exotique.
Etage intermédiaire entre mer et ciel, l’essentiel de l’île constitue un jardin aux multiples facettes. Quelques ouvertures vers la mer font de l’île un lieu d’observation inégalé.
Avec 158 espèces spontanées, l’intérêt botanique de l’île Tristan est d’abord qualitatif.
La faible fréquentation est ici un atout pour leur préservation. Une île isole la faune et la flore qui génétiquement peut se différencier de ses semblables du continent.
Une colonie d'une dizaine de chauve-souris (Grand Rhinolophe) est présente sur l’île.
Ce mammifère rare est menacé en europe.
Sa présence dans les blockhaus et les combles de bâtiments témoigne d’un environnement préservé.
Autre rareté de l’île : les secteurs les plus frais et boisés de feuillus de l’île accueillent l’escargot de Quimper. Cet espèce, protégée au niveau européen, est cantonnée à la pointe de Bretagne et au Pays basque.

Refuges de pierres

Durant le XIXe siècle, l’île s’industrialise, des batiments industriels sont construits. Celui des fours puis ceux de la conserverie et de kerjaqueline (la maison du passeur). Dés la fin du XIXe siècle, la batterie fortifiée tombe en désuétude de par les progrès de l’artillerie. Elle ne recouvre son utilité militaire que durant la seconde guerre mondiale.
Elle est transformée en logement de gardien de phare une décennie plus tard.
Après l’abandon de l’île et de ses usines, en 1907, l’île est rachetée par Jacques Richepin et devient un lieu de villégiature. Pour parvenir à ses fins le nouveau propriétaire démolit des presses du XVIIIe siècle. Il crée une maison de maître en adossant un pavillon d’angle à un bâtiment moins flatteur. La trame dense des murs conduit le regard du visiteur, il y découvre des transparences vers la baie ou les ambiances plus discrètes d’un refuge.

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23 avril 2009 :

Dans le cadre du projet de réhabilitation de l'Ile Tristan, Philippe PAUL a effectué une visite de la Pointe des Poulains sur Belle-Ile, site remarquable réhabilité par le Conservatoire du Littoral.

Une visite axée sur la préservation de la faune et de la flore, la restauration du bâti, la mise en place d'une muséographie, de la signalétique et du fonctionnement général du site au regard des visiteurs.

Pour en savoir plus : Site web du Conservatoire du Littoral

 

 

TEBEO :
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du 11 mars 2010

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Philippe PAUL - Sénateur du Finistère © 2010